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La RD Congo : un chantier négligeant de ses bâtisseurs !
Publié le 19/09/2011 dans la catégorie
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La République Démocratique du Congo est dans sa configuration actuelle véritablement un pays en chantier. Elle a de ce fait grandement besoin de bâtisseurs. 

Depuis 2006 ; le lexique congolais s’est ainsi enrichi d’un nouveau vocable ou ensemble de mots : « les cinq chantiers ». On considère à tort ou à raison ; cela dépend, que tout le temps passé était à la destruction, et c’est maintenant l’heure de la reconstruction. Avec quelle main d’œuvre veut-on reconstruire ? Malgré la technicité de la main d’œuvre chinoise avec parfois ses limites, la question de savoir si c’est exclusivement avec une main d’œuvre expatriée qu’on rebâtira le Congo mérite d’être posée.

N’est-il pas curieux de voir un pays en plein processus de reconstruction investir de moins en moins dans la formation et surtout dans l’embauche mesuré des bâtisseurs sortis des écoles supérieures nationales, entendez : l’Institut National des Bâtiments et Travaux Publics, INBTP, et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme ; ISAU, nés de la scission de l’ancien IBTP ? Même sort pour les ressortissants des ramifications de ces écoles dans l’arrière pays et les ingénieurs civils et en construction de l’unique faculté de polytechnique pour le pays à la dimension continentale, basée à l’Université de Kinshasa, l’UNIKIN en sigle.

Le vaste chantier qu’est la RDC n’a paradoxalement que ces écoles, héritage colonial pour certaines et de la 2ème République pour d’autres, qui sont confrontées à des nombreux problèmes. Sans parler de menaces de fermeture qui ont pesé sur la faculté de polytechnique suite aux difficultés liées au fonctionnement. L’INBTP, dans son état présent avec un campus pimpant neuf, récemment réhabilité, a, comme l’ISAU et la polytechnique, un corps enseignant malheureusement non réhabilité. Pour quel rendement ? Allez-y comprendre quelque chose. La réhabilitation des bâtiments à elle seule suffisait-elle ? Ne devait-elle pas être complétée par la réhabilitation des professeurs, scientifiques et administratifs, de l’outil de travail en général et la dotation de l’INBTP d’un laboratoire ultramoderne ? A chacun la réponse.

Qu’à cela ne tienne, l’INBTP avec ses nombreuses difficultés injecte chaque année sur le marché de l’emploi, des ingénieurs des bâtiments et des travaux publics, et les géomètres-topographes. Les architectes, et urbanistes viennent désormais de l’ISAU, alors que dans un passé récent ils étaient tous des produits de l’IBTP. La faculté de polytechnique ci-dessus leur vient en appui dans cette mission de production des bâtisseurs. Cependant, que fait la République des produits que ses rares écoles des bâtisseurs mettent à sa disposition ? Ou on sait ce qu’on veut et on le fait, ou on ne le sait pas du tout. Tout le monde a ses yeux pour voir. Néanmoins, le constat est que si ces jeunes diplômés ne sont pas dans des petits projets individuels, d’ailleurs sans subvention, des bureaux d’études des mallettes pour la plupart, et dans des chantiers des particuliers qui de temps en temps leur font confiance pour leurs investissements immobiliers, n’hésitez surtout pas à les chercher partout ailleurs, sauf dans ce qu’ils ont appris à l’université. 

Les rares qui se retrouvent, c’est grâce à une carte de visite familiale ou à une recommandation. On est là en droit de se demander pourquoi ces jeunes cadres ont été formés ? Qui attend-on voir les utiliser si leur propre pays, traversant un temps où il aurait besoin d’eux plus que quiconque, les laisse à l’abandon. A l’abandon comme d’ailleurs la faculté de polytechnique à l’université de Kinshasa. Cette filière a vocation ; comme l’INBTP, l’ISAU etc., de former les opérateurs de la reconstruction. Déjà, les spécialistes de la reconstruction qui sortent de la polytechnique, mis ensemble avec leurs collègues de l’INBTP et de l’ISAU ne couvriraient pas le besoin en techniciens de la reconstruction sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Dès lors, le souhait serait de voir créer partout au pays de plus en plus d’écoles de bâtiment tant au secondaire où elles n’existent presque pas, qu’à l’université où elles sont rares comme démontré dans ces lignes. Pourtant, cela n’est pas du tout le cas depuis maintenant près de cinq ans. Le débat est lancé.

Par Divin Patrick KABANDIKA MUZODI

Copyright : Immordc.net, septembre 2011

Crédit photo : kosubaawate.blogspot.com




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  • Commentaires ( 3 )
  • didier diyoka, 22/09/2011 08:40:38
    Je crois que le débat est lancé; et il fallait quand meme que quelqu'un en parle. Le constat que vous venez de faire est réél est pertinant mais au délà de tout ça il y a d'autres parametres qui interviennent: je commencerais par signaler que jusqu'à ce jour nous les architectes n'avons un ORDRE qui est pour nous un élément capital d'exercice de notre métier; les tentations d'obtention de cet ordres n'ont rien produit porquoi? et bien parce que les autorités sont de meche avec les investisseurs étrangers en ce sens qu'ils ont des commissions et certains interets et elles(les autorités) s'en foutent épedument d'investir chez les nationaux eu égard à certaines de nos pratiques sont moins fiables-là je parles des travaux inachevés confiés aux entreprises nationales- Je pense que les responsabilités sont partagées et que de notre part, nous devons aussi soigner notre image en étant souvent honnetes et sincères dans nos engagements( Architecte DIDIER DIYOKA)
  • Ir Alpha, 21/09/2011 16:29:39
    Qu'en pensez-vous? Lisez et demandez le point e vue d'autres amis du métiers. Nous devons garder le débat ouvert.
  • Ir Alpha, 21/09/2011 15:59:26
    Bonne réflexion chers ami. C'est vraiment notre préoccupation en tant que ressortissant de l'INBTP. On nous refuse d'aider notre pays? Et maintenant ces ingénieurs congolais sont éparpillés à travers, produisant du bon travail ailleurs. Nul n'est prophète chez soi.


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